Le défibrillateur implantable
Le défibrillateur implantable... historiquement
Depuis l’implantation du premier exemplaire en 1980, les défibrillateurs
automatiques implantables contribuent à la réduction des troubles du rythme
ventriculaires graves: ils diminuent la mortalité cardiovasculaire globale en
prévention primaire et secondaire. Leur rôle est de surveiller et de réguler la
fréquence cardiaque par deux types de thérapies :
La stimulation de faible énergie, antitachycardique, en rafales.
Les chocs de cardioversion sont de faible énergie environ 10 Joules ou de
défibrillation ventriculaire environ 30-40 Joules ce qui correspond environ à
750-900 Volts.
Les défibrillateurs automatiques implantables possèdent également une fonction
anti bradycardie. Les chocs sont délivrés pour des arythmies rapides engageant
le pronostic vital. Cela nécessite un recueil précis des potentiels
endocavitaires et une adaptation progressive des algorithmes diagnostiques aux
problèmes posés.
La fréquence cardiaque détectée par le défibrillateur sert de base diagnostique
des arythmies. Une ou plusieurs « zones » de tachycardie sont programmables. Les
fréquences les plus élevées correspondent à la « zone » de fibrillation
ventriculaire, qui, si elle est atteinte par la tachycardie, provoque la
délivrance d’un choc électrique endocavitaire. Les fréquences moins élevées
correspondent à la « zone » de tachycardie ventriculaire. La thérapie peut alors
être soit une stimulation antitachycardique, soit un choc endocavitaire de
faible énergie, soit une abstention. Ces traitements sont programmés et
spécifiques pour chaque patient. Une situation reste problématique : la
fréquence d’une tachycardie sinusale ou d’une arythmie supraventriculaire peut
chevaucher la « zone » de tachycardie ventriculaire et entraîner des chocs
inappropriés. La majorité des défibrillateurs peuvent être programmés pour
augmenter la spécificité du diagnostic de tachycardie ventriculaire. Ce problème
se pose en particulier avec les tachycardies supraventriculaires avec bloc de
conduction. Les défibrillateurs distinguent une tachycardie ventriculaire d’une
tachycardie sinusale par son début brutal. Ils la distinguent d’une arythmie
supra ventriculaire par sa stabilité et la dissociation auriculo-ventriculaire
détectée par les stimulateurs double chambre.
Le mode de fonctionnement du DAI :
Une pile fournit l'énergie de basse tension, multipliée par un transformateur.
Cette énergie est stockée dans un condensateur, qui libère l'énergie pour un choc selon les besoins.
Un défibrillateur, comme un stimulateur cardiaque peut avoir d'une à trois sondes. Et donc participer à la resynchronisation bi-ventriculaire.

Ses rôles et possibilités sont multiples :
Stimulation et détection comme un stimulateur classique.
Il peut proposer des thérapies anti arythmique de première intension :
Thérapies de type Ramp et Burst qui peuvent arrêter dans certains cas des tachycardies ventriculaires.
Technique de l'overdrive qui consiste à stimuler le cœur à une fréquence supérieure à celle de l'arythmie afin de l'arrêter par suppression par entrainement rapide. ( revoir Learning ECG).
Et enfin il propose des chocs de hautes énergie jusqu'a 36 joules pour effectuer une cardioversion "ré initiative" ( une sorte de RAZ qui permet au cœur de repartir en rythme sinusal).
