Le défibrillateur implantable

 

 Le défibrillateur implantable... historiquement

 

1947 1ère défibrillation humaine interne
1956 1ère défibrillation humaine externe
1969 1er prototype canin externe testé
1970 1er prototype implantable (895 g)
1975 1ers défibrillateurs implantables chez le chien(250 g)
1980 1er implant humain @ Johns Hopkins
1985 Commercialisation des DAI

 

Depuis l’implantation du premier exemplaire en 1980, les défibrillateurs automatiques implantables contribuent à la réduction des troubles du rythme ventriculaires graves: ils diminuent la mortalité cardiovasculaire globale en prévention primaire et secondaire. Leur rôle est de surveiller et de réguler la fréquence cardiaque par deux types de thérapies :

La stimulation de faible énergie, antitachycardique, en rafales.
Les chocs de cardioversion sont de faible énergie environ 10 Joules ou de défibrillation ventriculaire environ 30-40 Joules ce qui correspond environ à 750-900 Volts.
Les défibrillateurs automatiques implantables possèdent également une fonction anti bradycardie. Les chocs sont délivrés pour des arythmies rapides engageant le pronostic vital. Cela nécessite un recueil précis des potentiels endocavitaires et une adaptation progressive des algorithmes diagnostiques aux problèmes posés.

La fréquence cardiaque détectée par le défibrillateur sert de base diagnostique des arythmies. Une ou plusieurs « zones » de tachycardie sont programmables. Les fréquences les plus élevées correspondent à la « zone » de fibrillation ventriculaire, qui, si elle est atteinte par la tachycardie, provoque la délivrance d’un choc électrique endocavitaire. Les fréquences moins élevées correspondent à la « zone » de tachycardie ventriculaire. La thérapie peut alors être soit une stimulation antitachycardique, soit un choc endocavitaire de faible énergie, soit une abstention. Ces traitements sont programmés et spécifiques pour chaque patient. Une situation reste problématique : la fréquence d’une tachycardie sinusale ou d’une arythmie supraventriculaire peut chevaucher la « zone » de tachycardie ventriculaire et entraîner des chocs inappropriés. La majorité des défibrillateurs peuvent être programmés pour augmenter la spécificité du diagnostic de tachycardie ventriculaire. Ce problème se pose en particulier avec les tachycardies supraventriculaires avec bloc de conduction. Les défibrillateurs distinguent une tachycardie ventriculaire d’une tachycardie sinusale par son début brutal. Ils la distinguent d’une arythmie supra ventriculaire par sa stabilité et la dissociation auriculo-ventriculaire détectée par les stimulateurs double chambre.

 

 

 

 

Le mode de fonctionnement du DAI :

 

Une pile fournit l'énergie de basse tension, multipliée par un transformateur.

Cette énergie est stockée dans un condensateur, qui libère l'énergie pour un choc selon les besoins.

Un défibrillateur, comme un stimulateur cardiaque peut avoir d'une à trois sondes. Et donc participer à la resynchronisation bi-ventriculaire.

 

 

 

Ses rôles et possibilités sont multiples :

 

Stimulation et détection comme un stimulateur classique.

Il peut proposer des thérapies anti arythmique de première intension :

Thérapies de type Ramp et Burst qui peuvent arrêter dans certains cas des tachycardies ventriculaires.

Technique de l'overdrive qui consiste à stimuler le cœur à une fréquence supérieure à celle  de l'arythmie afin de l'arrêter par suppression par entrainement rapide. ( revoir Learning ECG).

Et enfin il propose des chocs de hautes énergie jusqu'a 36 joules pour  effectuer une cardioversion "ré initiative" ( une sorte de RAZ qui permet au cœur de repartir en rythme sinusal).

 

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